23.08.2004

Aux portes de la vie Mon cœur blessé se voile,Car tu

Aux portes de la vie

 

Mon cœur blessé se voile,

Car tu m’as quittée mon unique et douce étoile,

Mon plus grand malheur c’est vivre,

Et ma délivrance serait mourir ;

 

Aujourd’hui,

Je n’ai plus goût à rien,

Car je n’en peux plus des lendemains où tu n’es plus,

Et j’en ai assez de voir mon âme verser des sanglots de pluie,

Et ma seule envie,

C’est que mon souffle de vie,

S’estompe petit à petit,

Comme une bougie dans le crépuscule de la nuit ;

 

Suis-je mort ?

Car je te sens si proche,

Je tends la main,

Et un souffle léger m’approche,

J’entends tes murmures qui prennent forme,

Mais ce ne sont que des courants d’air qui frétillent sous les portes ;

 

Si tu es là,

Attends-moi,

Guide-moi,

Mène-moi vers toi,

Car ici il fait si froid,

Et je n’attends dorénavant plus rien de la vie ;

 

Devant ta tombe aux pétales séchés,

Une perle de larme glisse de mes yeux,

Une autre la suit en un sillon continu,

Je sens que mon cœur désemparé,

Se meurt,

Mais moi je demeure,

En attendant que mon heure vienne me faire face,

Pour enfin que mon âme s’efface.



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